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3 malheureuses petites semaines…

Et voilà, on s’absente trois malheureuses petites semaines, je laisse le chevelu seul avec le jeune libraire et ô surprise, il y a eu tellement de nouveautés que certaines d’entre-elles ne sont déjà plus disponibles, du coup cela fait moins de nouveautés à devoir lire, ou alors a reporter d’un bon mois le temps qu’elles soient réimprimées. D’accord, les trois semaines de vacances m’ont parues super longues, mais j’en ai oublié que pour les éditeurs également, le temps devait paraître long et qu’il a bien fallu s’occuper.

Après la rentrée 2011 qui avait un petit goût de flotte avec des pirates en veux-tu, en voilà, cette année nous avons le droit au sable avec un lot de western assez conséquent mais heureusement il n’y a pas que ça. En attendant, voici les perles du moment, Dora de Ignacio Minaverry, une bande dessinée argentine publiée par les éditions L’agrume. Un excellent choix, digne des meilleures publications d’indépendants outre-atlantique telles que les éditions Cà et là ou Vertige Graphic ont déjà pu nous proposer.

Dora a de quoi séduire avec ses airs d’actrice de la période nouvelle vague, elle est l’héroïne d’une fiction qui débute au moment de la guerre froide, elle est traductrice et se retrouve en charge de répertorier tous les documents en possession des américains, de l’ancien régime Allemand nazi. Son père ayant été déporté pendant la seconde guerre mondiale, Dora a pris la décision de constituer ses propres archives et joue les espionnes au sein de son bureau, dois-je rappeler que nous sommes en pleine guerre froide et que la pèriode est propice à l’espionnage et la suspicion. En marge de sa vie de femme ordinaire, nous suivons ses relations et ses choix de vie qui vont l’amener à être contacter par un groupuscule très particulier, un groupe de volontaires recherche, à force de réseaux de tout ordre, à mettre la main sur les criminels de guerre. Grâce à son ancienne co-locatrice allemande, elle va peut-être retrouver la trace du docteur Mengele en amérique du sud et se porter volontaire pour lui mettre la main dessus.

Un très bel album qui allie une qualité graphique et un soucis documentaire de très bonne facture.

Pas de panique à Sonic City, de julien Lois aux éditions Même pas mal. il fait partie de ces albums que je catalogue comme tellement bon, tellement c’est con. N’allez pas vous méprendre, c’est terrible graphiquement, un rythme hyper dynamique et de sacrés bonnes idées pour cette histoire courte de trois potes en route pour une teuf techno.

Pour celui qu’est déjà mal en point à l’arrière du camion, c’est un dépucelage en quelques sortes, première défonce, première teuf… et le démarrage est plutôt sévère, ses délires psychédéliques vont l’isoler du groupe et son voyage dans quatrième dimension va pouvoir commencer. Un énorme délire jubilatoire qui bien évidemment ne peut en aucun cas vous rappeler une expérience vécue.

 Une autre bande dessinée, qu’elle est bien, qu’elle est drôle: Pizza Roadtrip de Cha et Eldiablo dans la collection Hostile Holster d’Ankama.

Les amis, c’est bien! L’Amitié avec un grand A, on y croit! De celle où, pour un pote, on est prêt à tout sacrifier, à défier le monde et rendre l’impossible réalisable, le genre de pensée qui vous vient souvent lorsque vous avez un coup dans le nez et que vous faites une promesse à un pote, du genre:

« Tu sais Rudy, un vrai pote, c’est un mec pour qui tu serais capable de te mouiller pour de bon. Genrel’aider à faire disparaître un cadavre, un truc comme ça. » Bien évidemment, les sentiments sont là, mais c’est le genre de phrase que l’on dit un petit peu en l’air, ce n’est pas que l’on ne ferait pas (faire disparaître un cadavre), c’est juste qu’on espère ne jamais en arrivé à ce point, mais on le fera, juré, craché… Seulement voilà! Le jour fatidique est arrivé, votre pote se souvient de votre promesse et voici comment ce trio se retrouve à quitter Paris, direction la Bretagne, avec un cadavre dans le coffre et dans la ferme intention de s’en débarrasser discrètement. Seule cette intention est ferme car pour tout le reste, les nerfs sont prêts à lacher à tout instant et on peut dire que la nuit va être très longue. Au fur et à mesure du voyage, chacun ira de son petit flashback, ce qui permettra au lecteur de connaître le fin mot de cette histoire délirante.

Celui-ci est sorti la veille de mon départ en vacances, mais apparemment ne vous a pas tapé dans l’oeil, Mars aller retour de Pierre Wazem chez Futuropolis.

Je suppose que je ne ferai pas dans l’originalité et que tous ceux qui ont parlé de ce livre ont introduit rapidement l’histoire du hérisson doté d’un dossard, oui c’est une histoire où vous trouverez un hérisson avec un dossard. Pierre Wazem propose une fiction semi-biographique ou alors une biographie semi-fictionnelle autour de la réalisation de l’album que vous tenez entre les mains.

Notre narrateur est plongé dans toutes sortes de dilemnes, familiaux, sociaux, travail… ses problèmes ne s’arrangent pas tous seuls et c’est al rencontre fortuite avec notre fameux hérisson qui va tout bouleverser et l’amener à réaliser son fameux projet de bouquin, « Mars aller-retour », qu’il repousse depuis déjà si longtemps. Mais allez dire à votre entourage que c’est en tentant de retrouver un hérisson, doté d’un dossard, au beau milieu d’une forêt, que vous avez trouvé dans une cabane délabrée, le moyen de vous rendre sur Mars et que vous avez décidé de vous y isoler pour écrire… personne de sensée ne vous prendra au sérieux, et pourtant…

Fanya et Esther sont deux soeurs d’origine juive dans l’Amérique du début xx° siècle, plus précisément à New-York entre 1909 et 1923. Leur père a immigré aux Etats-Unis une dizaine d’années plus tôt, fuyant les révoltes de la Russie et laissant derrière lui douleur et peine. Les deux héroïnes de Dessous, de Leela Corman, avancent dans la vie avec le peu de bagages à leur disposition, leur utilité pour les travaux de la maison ou bien travailler pour ramener un peu d’argent, prévaut sur une éventuelle éducation et toutes deux sont assez naïves face à la vie. Naïves ne veut pas dire sans caractère bien trempé, chacune va donc faire son bonhomme de chemin, Fanya s’immergeant un petit peu plus dans le microcosme de leur quartier en devenant l’assistante d’une faiseuse d’ange, Esther quant à elle souhaite devenir danseuse et va travailler dans un cabaret. Entre l’histoire de la diaspora de cette Amérique toujours naissante et attirant toujours plus d’immigrants et la destinée de ces deux jeunes femmes dans une époque bousculée par des évènements qui s’enchaînent, les éditions çà et là proposent une nouvelle fois une oeuvre indépendante originale et forte à la fois.

 

 

Catch de dessin à moustache et soirée « J’aime pas la SF »

Votre attention mesdames et messieurs, voici une nouvelle opportunité pour vous de (re)découvrir la FOCDAMN : la Fédération  Officielle de Catch de Dessinateurs A Moustache Nantais. Le samedi 26 novembre à partir de 23h00 aux 4 sens (12bis allée cdt Charcot, 44000 Nantes) dans le cadre de culture Bars-bar.

Le principe est simple, des catcheurs dessinateurs s’affrontent pour votre unique plaisir, dans leurs tuniques ils vous désirent. Chaque combat est déterminé par le tirage au sort des sujets (un mot par personne du public est écrit sur un papier puis recueilli précieusement par une personne de confiance), deux mots sont donc désignés comme la thématique imposée pour le dessin que chacun des catcheurs  se prépare à réaliser aux cours de deux manches  de quelques minutes à peine. En tout cas, ils vont essayer car tous les coups sont permis tant que l’arbitre ne les voit pas.

Une ambiance surchauffée, des pom-pom-girls, des pépitos, tous les ingrédients sont réunis pour vous faire vivre une soirée de folie.

 

 

Une autre opportunité de sortie s’offre à vous le jeudi 1er décembre à POL’N (11 rue des olivettes, 44000 Nantes) pour une soirée débats, lectures, jeux, concert à partir de 19h00.

Le débat débutera dès 20hoo et portera sur la question: « qu’est-ce que la SF ? », en la présence de différents auteurs, traducteur, éditeur…

La partie lecture vous invite à sélectionner parmis vos propres ouvrages où bien ceux présents sur place et à partager votre choix.

Et à partir de 23h00, concert du groupe Die Sleep autour du roman La Horde du Contrevent de Damasio, super roman de SF où tout se déroule sur une planète exposée en permanence à des vents qui parcourent le monde. A chaque génération, des hommes et des femmes sont formés, dans un rôle prédeterminé, afin de constituer La Horde, une équipe polyvalente de recherche et de survie, qui va remonter à contre-sens les courants et tenter de trouver l’origine du vent.

Bonnes soirées, bonnes sorties.

Bref # 2 (24/10/11 au 30/10/11)

Cette dernière semaine d’octobre est des plus riche en bonnes surprises.

-Habibi :

Le nouveau Graig Thompson est arrivé et il est indispensable pour toi amateur de BD. A travers le destin de Dodola et Zam deux esclaves, il nous offre une véritable Bible (664 pages) sur le monde oriental. La jeune Dodola va être vendue à un homme pour ce marier avec lui puis cet homme va se faire tuer. Elle sera alors vendue comme esclave, s’enfuir dans le désert avec Zam un jeune esclave qu’elle va élever. Elle finira dans un harem. Une vision magistrale de l’orient, ses moeurs, sa religion, ses légendes, son écriture et son histoire..

Bref : Plus qu’un simple album, il s’agit sans conteste d’une oeuvre majeur de la bande dessinée et je pèse mes mots. Le travail d’enluminures et de calligraphie fait de cet album une véritable oeuvre d’art… A classer dans les Best seller digne des Milles et une nuits.

-Trolls de troy -14-  Boules de poils (partie I):

Le village troll vient d’être miniaturisé. Waha et ses compères vont devoir se rendre dans le monde des hommes, qui sont devenus des géant à leur yeux, afin de comprendre ce qui ce passe. Nos héros vont retrouver des visage connus…

Bref : La machine Trolls de troy est huilée à merveille. On a toujours plaisir à lire les aventures de nos trolls mangeurs d’homme.

-Il était une fois en France -5-Le petit juge de Melun :

La guerre est finie mais les ennuis ne font que commencer pour Joseph Joanovici, car  nul n’échappe à la justice. Le juge de Melun, entend bien éclaircir la mort de Robert Scaffa un résistant exécuté par Joseph et sa bande durant la guerre qui l’accusaient d’être un traître. Véritable traître ou dommage collatéral ??? Le juge veut résoudre le mystère, mais faire justice n’est pas toujours facile, surtout quand on attaque l’un des hommes les plus riches du pays et qu’il à été reconnu héros de guerre…

Bref : Ce tome confirme de manière incontestable la qualité de cette série. Elle se classe dans le panthéon de la bande dessinée grâce a sa mise en scène et ces dialogues dignent d’un film d’Audiard. Pas de doute le prix que cette série a reçu à Angoulême cette année est amplement mérité.

-Barracuda -2- Cicatrices :

Nul doute que les aventures de Pirates on le vent en poupe. Mais Barracuda se dénote des autres aventures en proposant une histoire de pirates… sur terre. On suit dans l’histoire le destin de 3 jeunes personnages qui vont devoir survivre sur l’île de Puerto Blanco. Nos jeunes héros vont devoir se construire dans cet environnement hostile rempli de pirates et de perversion.

Bref : Si Pirates des Caraïbes a relancé la mode des pirates au cinéma, Long John Silver l’a relancé dans la BD et Barracuda, réinvente le genre (Classique). Le dessin et la couleur de Jérémy sont toujours aussi élaborés, pour notre plus grand plaisir.

-Ash -2- Faust :

Dans un univers steampunk /victorien, on découvre Ash une jeune fille enfermée dans un tombeau depuis plusieurs siècles. Cette fille pleine de mystère va avoir du mal à trouver sa place parmi les autres. Mais ses origines inconnues pourraient bien être la clé de l’un des plus grands secrets du monde… l’immortalité.

Bref : L’univers graphique de Krystel Robin nous transporte dans cette aventure mystérieuse. On y retrouve de fortes inspirations asiatiques (Gothiques lolitas). Son trait envoûtera ses lecteurs.

-Aâma :

Un homme se réveille sur une planète déserte, il ne se souvient de rien, son seul  repère: son journal intime qu’il écrit depuis 48h. Que lui garde précieusement son garde du corps, un chimpanzé robot. il a du fuir sa planète où il menait une vie chaotique, après avoir divorcé et être interdit de voir sa fille…

Bref  :le nouveau Frederik Peeters est arrivé et il est résolument Science fiction.

-Georges et la mort :

Georges est un homme à qui la vie n’as pas toujours sourit. Mais si la vie ne lui sourit pas, ce sera la mort. Alors que personne ne voulait de sa musique la faucheuse qui venait pour le tuer va être séduite par sa musique et lui donner une chance d’accomplir son rêve. Démarre alors une étrange relation entre la mort et Georges.

Les auteurs ont voulu rentre hommage aux heures sombres et difficiles de la vie de Brassens, sans jamais y donner une note dramatique.

Bref : La bouffée d’air qu’on attendait plus. Un vrai petit bijoux d’humour et de poésie

-Valérian vu par Manu Larcenet :

Valérian a bien changé, il ressemble aujourd’hui à un ivrogne qui ne se souvient plus de sa vie passée. Jusqu’à ce que l’on ait, à nouveau besoin de lui… Pour l’occasion Manu Larcenet a invité tous ses potes de la BD à venir dessiner des personnages en arrière plan.

Bref : Manu Larcenet était le seul à pouvoir se lancer dans un paris aussi fou. Reprendre Valérian: le plus illustre personnage de BD SF (Science-Fiction). Si vous aimez l’humour de Manu Larcenet cet album est pour vous mais si vous êtes juste un fan de la série Valérian, pas sûr que vous soyez emballé.

-Le sang des porphyres (intégrale):

Une grande saga familiale surprenante. L’histoire ce déroule en Bretagne, lorsqu’un bagnard arrive en ville seul survivant d’une famille maudite, il revient après avoir purgé sa peine. Mais il semble qu’il ne soit pas le seul survivant et qu’il lui reste encore beaucoup de secrets à découvrir sur la chute de sa famille. Dans sa quête il ne pourra pas compter sur les villageois qui voient sont retour d’un mauvais oeil.

Balac le scénariste du premier cycle de Sambre, nous offre une histoire en quatre parties

Bref : Que vous l’ayez déjà lu ou non il vous faut cette intégrale qui compile les 4 volumes en noir et blanc. Chaque année les éditions Dargaud font une intégrale noir et blanc pour rendre hommage à la beauté du trait, de l’artiste. Un magnifique recueil à offrir à noël ou simplement pour son plaisir personnel.

-Réseau bombyce (intégrale):

Plongez dans l’atmosphère steampunk du Réseau Bombyce. Cette intégrale sous coffret regroupe la totalité de l’histoire. Eustache et Mouche sont des voleurs de haut-vol. Ils volent de manière raffinée et spectaculaire, signant leurs méfaits d’une carte de visite au motif d’un papillon. Leur technique est de plus en plus aboutie, si bien qu’un jour, ils vont s’attaquer à la maison du Baron Guillaume Bernard de Harcourd. Ils ne vont pas tomber sur le butin escompté mais sur un « snuff movie »: c’est film pornographique avec des scènes de meurtres très réalistes. Nos deux compères ont mis les pieds où il ne fallait pas…

Bref : si vous n’avez jamais lu cette histoire jetez-vous dessus. Pour cette fin d’année les éditions Humanoides Associèes ont réalisé une magnifique intégrale rendant hommage au trait raffiné de Cécile.

-Carnet intime de Zep:

L’auteur incontournable de Titeuf nous livre un carnet de voyage peu ordinaire. Chaque page laisse place à une illustration, un réverbère, un banc, une place… ainsi qu’une légende.

Bref : Son dessin n’a rien avoir avec le style graphique de Titeuf. Zep nous montre une autre partie de lui…

-DC Heroes #5 Flash (fascicule) :

Après un retour surprise Barry Allen le premier flash est de retour sous le crayon de Manapul. DC comics avait remit au gout du jour le corps des green lantern avec la saga  Blackestnight, c’est au tour de Flash l’homme le plus rapide du monde. Un démarrage idéal pour lire les aventures du bolide.

Bref : A lire absolument avant la saga « Flashpoin »t qui changera à jamais le monde DC comics. Un prélude pour comprendre pourquoi l’univers de Batman et Superman va redémarrer à zéro l’année prochaine.

Ca’y’est! on est en plein dedans…

Les vagues de nouveautés viennent s’écraser sur la librairie, la tempête est là, les embruns nous fouettent le visage et nos yeux sont rouges de fatigue à force de lire pour nous maintenir éveillés, il ne faudrait pas relâcher notre attention. Malheur si jamais une cargaison de nouveautés sombrait dans l’oubli avant même son arrivée en librairie. Certains passagers ont déjà débarqué et se sont installés à la mystérieuse auberge nantaise: je vous avais parlé des « Orphelins » de Cyril KNITTEL, soyez rassurés, leur papa viendra les chercher à la librairie et accessoirement dédicacer son album, le 22 octobre, merci Cyril.

Apparement, les flots ne les ont pas dérangés, voici le retour de « Vacances de Jésus et Bouddha », Hikaru NAKAMURA nous envoie ses voeux de fin d’année, si riche en évènements dédiés à nos deux amis, toujours aussi désopilants. La première histoire: c’est Noël, et Bouddha met tout en oeuvre pour que Jésus ne se rappelle pas que c’est son anniversaire, il essaie de le focaliser sur le Père Noël afin de lui préparer une surprise.

En voilà un qui devait aider à la stabilité du navire, un poids lourd pareil, Jiro TANIGUCHI, ou plutôt son personnage principal Bunshichi TANBA (un beau bébé de 1.82m pour 98 kilos), Garôden, d’après l’oeuvre de Baku YUMEMAKURA, publié par Casterman dans la collection Sakka. Bunshichi est un peu un ouragan à lui tout seul, il parcourt le Japon et défie les hommes les plus forts qu’il rencontre, dans des combats clandestins. Il a tout de la force tranquille d’un roc face aux éléments, mais ce n’est qu’en apparence, sa peau témoigne déjà de ce qu’il a pu endurer, le jeune pickpocket qui souhaite devenir son disciple lui remémore un souvenir douloureux.

Comme il est doué pour les miracles, Jésus est doublement parmis nous, SCHULTHEISS marche sur les flots des nouveautés pour nous apporter la bonne parole contenue dans Daddy (je t’aime) aux éditions Glénat. Jésus est un SDF obèse qui se défonce à l’Héroïne affublé d’un nain responsable de biens des tourments il y à quelques dizaines d’années. Jésus refuse d’assumer une nouvelle fois le rôle de martyre pour le bénéfice de son père. Il se rebelle, comme tous les fils. Heureusement tous les pères ne punissent pas leur gamin en le privant de la vue. L’église elle-même verrait d’un mauvais oeil qu’il y ait un nouveau réseau de communication qui porte la voix de Dieu sur la terre, même si c’est son fils. La justice à la Jésus: les enfants d’abord ( les femmes, on verra après).

En cas de tempête, il est parfois bien normal de paniquer, mais il faut savoir faire preuve de maîtrise de soi, garder son calme et être capable d’Une rupture tranquille, tout comme Terreur Graphique chez Même pas mal. La sérénité que l’on peut lire sur le visage du personnage au premier plan de la couverture en dit long: si on prend la patience et le tact nécéssaire, même le pire carnage peut avoir des allures champêtres. Profitez bien de la traversée pour explorer de cabine en cabine, surprenez cette galerie de portraits dans leur intimité et comme tout un chacun, vous aussi vous direz: oui, moi aussi j’ai connu la même chose à la maison. Vu que je viens de vous parler de La rupture tranquille, je vous considère comme un public averti

Surgi de l’ombre, voici le retour d’un des maîtres du noir et blanc (comment ça, j’en fais des caisses ?), Marc-Antoine MATHIEU, qui nous vient pour 3 secondes, c’est un peu bref pour un passage en librairie mais à la lecture vous ne vous rendrez même pas compte que l’espace et le temps se tordent autour de vous. Comme toujours, l’auteur joue avec les procédés narratifs et demande au lecteur une attention des plus vives. Vous avez la possibilité d’aller consulter et explorer cette expérience sous un angle différent sur internet http://www.editions-delcourt.fr/3s , (un code d’accès est nécessaire pour le visualiser, disponible dans l’album).

5 autres titres qui s’en sortent pas mal également dans cette tourmente:

Un nouveau BLUTCH, chez Dargaud, Pour en finir avec le cinéma, un magnifique album, un très bel hommage: »Le cinéma est un filet à papillons pour attraper les petites filles ».

Une adaptation libre de Lorenzaccio d’A. de MUSSET par Régis PENET chez 12bis. C’est un one shot de plus de 80 pages, ce qui a permis à l’auteur de bien gérer sa narration, et pour le côté graphique c’est magnifique.

La femme de l’ogre de Etienne APPERT et Bernadette Appert collection clef des champs à La boîte à bulles, une histoire sans paroles portée par un noir un blanc captivant. De l’histoire du petit poucet, qui se soucie de la femme de l’ogre lorsqu’elle découvre le masscre de ses enfants, voici son histoire, le drame, la folie, la fuite, la tristesse. Bienvenue au pays des contes.

Yesterday, John Duval & les futurians par David BLOT & Jérémie ROYER chez ManoloSanctis. Premier tome d’une trilogie, amusant et enrichissant , cet album revisite l’histoire du rock&roll en suivant l’ascension du groupe plus célèbre que le Christ, celui qui a répondu les beattles s’est planté. Dans ce monde, John LENNON et Paul Mc CARTNEY ne sont pas les stars que l’on connait mais leurs tubes tournent sur les ondes, voici l’histoire du chanteur le plus célèbre de tous les temps: John DUVAL.

Le chevelu et moi-même avions eu un coup de coeur pour Catalyse, toujours chez ManoloSanctis, voici un autre ouvrage qui est tout aussi intéressant et surprenant. Je me permets de le comparer à du Nicolas de CRECY pour son style graphique. Joseph SAFFIEDDINE et Olivier BONHOMME nous offrent l’homme sans rêve sur un plateau.  l’histoire de Stan, et le plateau sur lequel on ne le sert,il le connait bien étant présentateurde télévision. Ce genre de jeune loup, qui avance la tête haute mais avec un couperêt juste au-dessus, au moindre relâchement: tu es as-been. Vraiment, l’ouvrage est bien écrit, les rebondissements gérer avec brio: super boulôt.

Voilà, c’est fini.

Un duo d’enfer pour notre prochain rendez-vous

Le samedi 27 août, rendez-vous dès 15h00 avec T. MONTAIGNE et TREGIS pour leur album respectif Malicorne aux éditions 12Bis et Les rois forgerons aux éditions Soleil.

Avis aux amateurs de tout poil, et du poil il y en aura : avec Thimothée le barbu et Trégis le velu, et des nains il y en aura plein … on peut même parier qu’il n’y aura jamais eu autant de barbus en magasin que le samedi 27 août à La Mystérieuse Librairie Nantaise. Les postiches seront tolérés afin de respecter le quota des minorités pilaires .

Dilingdondon ce sont les nains des forges,

Dilingdondon ce sont les nains des forges,

Des forges dont on fait des forgerons dilingdondaine,

Des forges où on aime la baston dilingdondon .

Vieille chanson de nains ne comportant pas une seule fois le mot OR (hâchement rare) .

Il porte des culottes et des bottes de moto

Au poker, il ne joue jamais avec quelqu’un dans son dos,

Il boit du « chinois », comme tord-boyaux y’a pas plus costaud,

Il est incollable sur Futurama, son cri de guerre : Bender est le plus grand des robots !

Nicolas Siner & les Spadassins, 23 avril 2011

Pas le temps de se remettre de l’après-midi de dédicace et de l’excellente soirée qui suivit avec M.Jamar, que nous remettons ça ! Et là, attention, on s’est permis quelques fantaisies.

Nous avons en effet invité la compagnie d’escrime artistique les Spadassins à réaliser une démonstration devant notre boutique. Duels et saluts se sont succédés devant les yeux des grands mais aussi des plus petits.

Une ambiance des plus festives donc pour la dédicace de Nicolas Siner pour son premier album « Horacio d’Alba » où des duellistes professionnels rendent une forme de justice…

Toujours nos petites plaquettes ici pour tout recontextualiser et un lien pour en apprendre un peu plus sur ces spadassins.

Les photos des diaporamas ci-dessus ont été réalisées par Ana Teixeira. Nous vous invitons ardemment à aller voir son site ou son blog !