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Que du bon !

Bonjour, bonjour, quoi de mieux qu’un peu de bonne humeur pour égayer les journées, si en ce moment on peut apprécier plein de belles histoires, je peux également me réjouir de vous annoncer quelques rééditions de titres dont je vous ai déjà parlé soit sur notre site, soit en magasin, et que vous allez enfin pouvoir tenir entre les mains. Pour commencer, deux titres à venir, le 2 novembre Urban Comics ressort Sandman de Neil Gaiman, l’une des têtes d’affiches des Utopiales 2012. Sandman est un projet qui a regroupé un grand nombre de dessinateurs sur l’univers de Dream, le maître des rêves.

Dream, Despair, Destruction, Destiny, Delirium, Death, Desire sont les 7 immortels présents depuis « avant » l’existence de  notre monde et Death sera la dernière lors de la fin de tout, ils régissent notre existence et parfois se jouent des humains. L’histoire commence avec Sandman, alias Dream, alias Morphée le maître des rêves qui se réveille dans une prison. Depuis combien de temps est-il là ? Où sont ses attributs qui font de lui le maître des songes et qu’a t’il bien pu advenir de son royaume en son absence ? Je ne vous en dis pas plus si ce n’est que je vous exhorte à être plus curieux sur ce chef-d’oeuvre.

Autre réédition que j’apprécie, car vous êtes nombreux à nous avoir demandé de la science-fiction qui soit capable de vous bluffer comme Universal War One a pu le faire, et bien le 7 décembre ce sera chose faite avec La guerre éternelle, libre à jamais de Marvano d’après le roman d’Haldeman. C’est une intégrale qui comprend deux cycles complets d’une guerre galactique et de ses conséquences. L’auteur, américain, a consacré une grande partie de ses oeuvres à dénoncer les grandes incohérences et stupidités de son gouvernement à envoyer de jeunes soldats absolument pas préparés à la guerre, notamment Vietnam et Corée. Dans cette histoire, il aborde également le fait que le temps qui va s’écouler pour ces jeunes recrues qui vont traverser l’univers ne va pas s’écouler de la même manière que pour ceux qui vont rester sur la Belle Bleue. Ne vous inquiétez pas, il y a bien d’autres thèmes abordés dans ce titre déjà culte publié autrefois chez Dupuis, c’est Dargaud qui cette fois nous le représente.

Bon juste pour le plaisir, je vous ai cassé les pieds en vous l’annonçant maintes et maintes fois, oui, il est paru, et Oui il est toujours aussi énorme (aussi bien le personnage que le bouquin), Blast 3 est sorti, alors pour ceux qui ne se sont pas encore précipités en librairie quelle qu’elle soit… FONCEZ !!!!!!!!!!

Passons effectivement à ce qui est déjà disponible en magasin avec ces trois autres titres, un deuxième album et deux nouveautés, voulez-vous ?

Aâma  tome 2, de Frederic Peeters chez Gallimard, là encore c’est du très bon. Ce qui est intéressant avec Frederik Peeters, c’est que l’on a toujours à la lecture une impression de simplicité, d’un moment de lecture agréable où on prend vraiment le temps de se poser… et pourtant ses albums sont d’une richesse à vous couper le souffle.

Nous continuons notre flashback, le personnage ayant perdu la mémoire des évènements passés, c’est grâce à ses notes qu’il essaye de remettre tout en ordre, ce n’est pas chose facile de concevoir ce qu’il lit avec le spectacle désertique qui s’offre à lui actuellement. Les rapports humains entre lui et son frère ainsi qu’avec les autres membres qui les accompagnent sont toujours aussi intéressants et surprenants, ce n’est pas pour rien qu’une fois que l’on a goûté à du Peeters, on en redemande.

Initialement intitulé Joe The Barbarian aux Etats-Unis, Urban Comics publie une nuvelle perle sous le titre Joe, l’aventure intérieure. Au scénario, un homme à l’imagination débordante et à l’écriture sensationnelle pour vous surprendre et vous accrocher: Grant Morrison; au dessin un génie du coup de crayon: Sean Murphy.

Un récit qui vous tient en haleine autour d’un jeune garçon, Joe, diabétique dont chaque crise d’hypoglycémie est un danger imprévisible.  Joe habite seul avec sa mère, et c’est en l’absence de celle-ci, alors qu’il se trouve dans sa chambre située au premier étage que les premiers symptômes d’une crise se font ressentir. Alors qu’il sait comment réagir dans un tel cas et se rend vers la cuisine afin de prendre ne serait-ce qu’un soda et sa dose de sucre salvatrice, tout bascule autour de lui et se retrouve projeté dans un univers où ses jouets prennent vie et où une guerre est à venir.

Grant Morrison nous surprend une nouvelle fois par son originalité et son traitement d’un thème pas du tout évident à traiter: comment un malade fait face à la maladie. Un récit épique et onirique et vous pouvez y rajouter encore un bon nombre de rimes en « ique ».

Mitric (tient, cela rime encore) nous propose l’un des titres que les éditions Glénat souhaitaient réellement mettre en avant pour cette année: Ultime voyage en alchimie. Une histoire qui pioche aussi bien dans tout le mystère qui entoure cette science occulte que dans la fascination actuelle pour les jeux de rôles qui vous immerge au point de vous isoler du reste du monde. C’est le cas d’Adrien, un jeune homme qui depuis qu’il a cessé ses études passe le plus clair de son temps à son jeu, mais le fait est qu’il est réellement doué, à tel point que le voilà convier à une grande finale internationale qui doit se dérouler à Prague. Seulement voilà, sa mère qui lui reproche déjà de ne pas avoir les pieds sur terre lui fait bien comprendre qu’elle n’a absolument pas les moyens de l’aider tellement elle a du mal à joindre les deux bouts et nourrir ses trois enfants. Le père est mort il y a quelques temps alors qu’il se consacrait à sa passion: l’alchimie et c’est ce qui a poussé Adrien à reprendre les recherches de son père et à s’immerger de tout son saoul dans le mystère. L’auteur  dynamise son récit et il a fait un vrai travail de recherche sur le sujet qui vous donnera de réelles clés si vous souhaitez en savoir plus sur l’alchimie et Hermes Trismégiste.

Je m’arrête là, je me rends bien compte que je vous ai pondu une sacrée tartine cette fois-ci. Bonne lecture et à bientôt.

Donjon !

Qu’est-ce que Donjon ? un des projets les plus fous qu’un éditeur puisse publier, le genre qui va laisser ses lecteurs dans un état d’attente, d’angoisse, de stress pour des siècles et des siècles, d’où mon énorme déception cette année: pas le moindre album à me mettre sous la dent alors que l’année dernière à Saint-Malo, la direction de Delcourt nous affirmait que nous en aurions deux en 2011.

En quoi ce projet est-il démentiel ? La série, ou plus précisement l’ensemble des séries qui composent l’univers de Donjon raconte l’histoire de cet édifice qui regorge de trésors aussi bien que de monstres. Son histoire, depuis l’événement qui a fait jaillir l’idée, le concept du Donjon, jusqu’à la chute de celui-ci. De l’année (du tome) -99 à 105 (pour l’instant ! comme dirait Homer Simpson).

5 séries:

Donjon Potron-Minet, le début de l’histoire ou comment Hyacinthe de Cavallère, jeune homme issu d’une famille provinciale désargentée, dont le patrimoine n’est plus qu’un château rempli de récits de batailles épiques, se rend à la ville, chez son oncle. Il découvre la vie, ce vent nouveau de modernité qui souffle sur la cité, mais également la corruption, le vol, le meurtre, …l’amour. Il s’avère qu‘Alexandra est une tueuse, et plutôt douée, mais Hyacinthe se dit que tout espoir n’est pas perdu pour la faire changer, et sa soif de justice va l’amener à revêtir son Habit de justicier masqué: sa chemise de nuit car c’est lui La chemise de la nuit! Les événements et les rencontres conduiront Hyacinthe à trouver refuge pour lui et ses amis dans le château familial qui grâce aux petits lutins va commencer à s’agrandir.

Donjon Zénith, tout va bien dans le meilleur des mondes, quoique, si tout se déroulait normalement il n’y aurait pas d’aventure. Dans tous les cas, le Donjon est majestueux, les coffres des salles de trésors sont pleins, les monstres gardiens sont nombreux, et en règle générale bien nourris. Cette période faste donne lieu à une des séries dérivées, nous narrant les exploits de deux des champions de Hyacinthe qui répond désormais au nom de Gardien.

Donjon Parade, c’est le nom des aventures de Herbert de Vaucanson (le canard) et Marvin (le dragon), nous sommes pendant la période Zénith, tous deux sont parmis les personnages principaux de l’histoire de Donjon. C’est un duo d’enfer, Herbert est un lâche, un couard, un peureux, un opportuniste : un personnage attachant quoi ! Marvin est un draconiste, entendez par là que malgré ses airs farouches, son talent pour tuer, … si vous avez le temps de placer une insulte vite fait avant qu’il ne vous en colle une, sa religion lui interdit de lever la main sur vous (attention, vous n’êtes pas immunisé Ad vitam eternam, votre prochaine rencontre pourrait être la dernière, seuls ceux qui sont ateints du syndrôme de Tourette échapperont à une attaque surprise). 

Donjon Crépuscule, rien ne va plus, tout fout le camp, même la planète a explosé, c’est vous dire si plus rien ne tourne rond. Le Donjon n’existe plus ou presque, Herbert et Marvin ne sont plus trop ceux qu’ils étaient. Heureusement, du sang neuf annonce une relève toute aussi héroïque en la personne de Marvin le rouge (c’est un lapin).

Donjon Monsters est dédiée à tous les personnages secondaires de l’univers de Donjon, chaque album se voit dessiné par un auteur différent, qui accepte l’immersion dans l’aventure. Les actions des uns ont des répercussions dans les aventures des autres, c’est un des nombreux autres intérêts que Donjon peut éveiller chez ses lecteurs.

Il  existe une autre petite perle: Donjon Bonus, clefs en mains, cet album est un livre de base afin de pouvoir faire du jeu de rôle au sein de l’univers de Donjon.

Bien entendu, si votre curiosité s’éveille, vous pourrez également découvrir que Donjon s’étend grâce à ses fans.

A bord avec l’équipage qui n’à de cesse de s’aggrandir: Joann Sfar, Lewis Trondheim, Christophe Blain, Manu Larcenet, Mazan, Jean-Christophe Menu, Andreas, Blanquet, Jean-Emmanuel Vermot-Desroches, Yoann, Blutch, Carlos Nine, Killofer, Bézian, Stanislas, Kéramidas.