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L’Histoire avec une grande Hache.

verccouvFace à l’hésitation actuelle des lecteurs à se lancer dans de nouvelles séries, de peur de les voir s’arrêter en cours de route (effectivement si vous ne les acheter pas, elles ne se vendent pas, donc on l’arrête ou on la réduit), les éditeurs préfèrent, soit travailler leur projet en amont de la parution et vous proposer une série avec un rythme de parution soutenu (exemple avec Alter Ego ou Sherman où la série est sortie en un an), soit vous proposer des séries concepts, c’est à dire sur une thématique avec des histoires complètes à chaque tome (exemple avec 7, Jour J, Le Casse, La Grande Evasion… beaucoup de séries chez Delcourt). On a eu également beaucoup de titres ces derniers temps sur le thème de l’Uchronie, ce qui permet d’aborder l’histoire avec quelques libertés que les auteurs s’autorisent afin de laisser libre cours à leur imagination. Après l’heure de gloire dans les années 80′ de la collection Vécu de Glénat, consacrée à l’Histoire, il se trouve que le thème revient en force avec différentes collections, soit sur des personnages ou des évènements réels, ou bien des histoires  fictives mais dans un contexte historique.

1917couvC’est ainsi que l’on a vu arriver la collection « L’homme de l’année » supervisée par Fred Blanchard, directeur de collection chez Delcourt. Comme souvent dans ces séries concepts, nous retrouvons différents scénaristes et dessinateurs derrière chaque album, ce qui permet d’avoir une diversité d’écriture et d’approche graphique. « Lhomme de l’année » revient sur l’histoire d’un personnage secondaire ou inconnu qui aurait pris une place importante dans le déroulement de l’Histoire de l’Humanité et dont on ignore l’identité, cela permet une nouvelle fois aux auteurs de se faire plaisir et de faire montre de leur ingéniosité. Nous avons déjà eu le droit aux récits consacrés à: 1917 Le soldat inconnu, 1431 L’homme qui trahit jeanne D’Arc, 1815 L’homme qui hurla merde à Waterloo, 1967 L’homme qui tua Che Guevara et 1871 L’un des héros de la Commune de Paris.

complotcouvToujours avec une once de liberté, Delcourt (encore !!) commence une nouvelle série, liée aux évènements historiques, laissant supposer les complots qui se sont tramer derrière de grands évènements, un concept conçu (je trouve que cela sonne bien: « concept conçu ») par Gihef & Alcante. Parmi les thèmes abordés vous avez: Complot:Le krach de 1929 (qui vient tout juste de paraître) et à venir, La fin des templiers, La bataille d’Hamburger Hill, Le mystère du Titanic. Dans l’exemple de ce premier volume, les auteurs ont joué judicieusement avec le fait établi que les banques et certains magnats de la finance Américaine aient joué la carte de la montée du National Socialisme en Allemagne.

alienorcouvVoilà pour les séries digressives, maintenant entrons dans les projets qui peuvent des supports plus sérieux pour une découverte éducative et détendue de l’Histoire. Vous avez peut-être, étant enfant, eu entre les mains les fameux albums de « L’histoire de France en Bande Dessinée » des éditions Larousse, actuellement, Casterman s’y est essayé également dans une collection vraiment axée pour la jeunesse et vous avez aussi « L’histoire de France Pour les Nuls en BD » aux éditions First. La série Alix de Jacques Martin ainsi que la collection spécifique « Les voyages d’Alix » permettait déjà de traversée la période antique, de côtoyer des personnages ou de découvrir des cités emblématiques, il n’est pas rare de les avoir eu comme supports en cours de latin. Toujours est-il que de nouvelles séries voient le jour actuellement et consacrées essentiellement à des personnages historiques: la collection « Les reines de sang », avec Aliénor, la légende noire & Isabelle, la louve de France aux éditions Delcourt. Deux séries en cours, le tome 3 d’Aliénor vient de paraître (et contrairement à ce qui était annoncé, ce n’est pas le dernier volume), et le tome 2 d’Isabelle ne devrait pas tarder; voici l’opportunité de s’attarder sur ces personnages féminins qui ont su marqué de leur patte une ère généralement masculine.

philcouvEst-ce grâce à l’accueil bienveillant réservé aux deux titres précédents, voilà que Glénat propose à son tour une nouvelle collection réunissant des auteurs férus d’Histoire, associés avec des historiens universitaires, là ce sot des histoires complètes à chaque volume dédiés à un personnage à chaque fois, les deux premiers titres Philippe Le Bel & Vercingétorix viennent de sortir, et on attend pour les titres suivants, Charlemagne, Jaurès, Saint-Louis, Soliman, Napoléon (qui a déjà un grand nombre de série qui lui sont consacrées). Les albums bénéficient d’un carnet supplémentaire d’informations concernant le personnage, ainsi que le positionnement des auteurs avec les justifications des libertés qu’ils ont pu prendre avec l’histoire.

explorercouvEgalement chez Glénat, vous trouvez la collection Explora conceptualisée par Christian Clot, dédiée bien évidemment aux explorateurs: Magellan, Marco Polo, Percy Harrison Fawcett, le capitaine Sir Richard Francis Burton & Mary Kingsley. et ne croyez pas que seuls Delcourt et Glénat se disputent la B.D. historique, les éditions Soleil ont sorti l’année dernière une nouvelle collection sur l’histoire de l’aéropostale.

 

Riff Reb’s, ou l’art d’adapter des romans maritimes.

etoile matutine couvLa collection Noctambule de chez Soleil nous a présenté quelques adaptations de romans, souvent par des illustrateurs originaux, parmi eux Riff Reb’s est celui qui a été le mieux accueilli, et pour cause, ses adaptations de Jack London, Le loup des mers, et de Pierre Mac Orlan, A bord de l’Etoile Matutine, sont un ravissement pour les yeux.

riff rebs extraitA bord de l’Etoile Matutine, les histoires de pirate font toujours rêver, entre l’aventure, le danger et le mystère, les ingrédients sont toujours là pour séduire petits et grands. Nous sommes au XVIIIe siècle, un jeune garçon dans sa campagne profonde va avoir un geste malheureux, ce qui l’oblige à fuir son village et se réfugier dans l’anonymat de la grande ville portuaire de Brest. Il profite de l’ambiance chaleureuse des bars pour subvenir à ses besoins mais également pour bénéficier des récits aventureux des marins qui ravissent l’imaginaire du jeune garçon.

C’est au terme d’une soirée arrosée qu’il se retrouve embarqué sur le navire du capitaine Mac Graw, corsaire du roi, seul maître à bord de l’Etoile Matutine. Il va découvrir la rudesse de la vie à bord, les tempéraments qui s’enfièvrent rapidement, les corvées qui vous saignent jusqu’au sang et que l’air salin ravive incessamment. Le capitaine est un personnage haut en couleurs, il défie les éléments et sait se faire craindre de ses hommes, mais il sait également les contenir en leur faisant miroiter les trésors qu’ils pourront accumuler lors des abordages des ennemis de la couronne.

etoile matutine1Mais les trésors ne sont pas les seules prérogatives des ces hommes confrontés aux éléments, la solitude se fait sentir lorsque l’on évoque la compagne laissée au port, les aventures d’un soir lors d’une escale se font rares, ce qui fait que lorsqu’ils arraisonnent un navire et font une prisonnière, la tension à bord monte rapidement.

Dans l’œuvre de Pierre Mac Orlan, nous retrouvons tous les thèmes classiques que l’on connait déjà, que l’on ait lu du Stevenson ou d’autres auteurs du même genre, ou bien que l’on ait vu quelques films d’aventure comme Pirates de Polanski.

loups des mers couvJack London est l’un des auteurs les plus connus dès notre plus jeune âge, souvent conseillé aux garçons, on le découvre bien souvent par ses aventures de trappeurs isolés dans les pays de grands froids, au contact des loups. C’est également un homme qui a connu la guerre et d’autres expériences aventureuses, avec Le loup des mers, nous voici embarqués sur un navire en pleine campagne de pêche.

Tout commence dans la baie de San Fransisco pour Humphrey Van Weyden, critique littéraire, d’une traversée somme toute banale de la baie, le naufrage du steamer va l’entrainer dans une aventure bien plus périlleuse que sa petite vie tranquille l’a habitué.

Il fait parti de ces « chanceux » que l’on repêche et sauve d’une mort certaine par noyade, transit par le froid. C’es la goélette Le fantôme qui vient de le recueillir, mais à sa grande surprise, il est hors de question de le ramener à terre et il se retrouve membre d’équipage bien malgré lui. Le capitaine « Loup Larsen » n’a rien à envier au capitaine Achab, tout aussi « sympathique, il mène son équipage d’une poigne de fer, et seule la campagne de chasse aux phoques revêt de l’importance à ses yeux.

loups mers1Son tempérament créé bien des tensions au sein de l’équipage, et c’est avec son physique herculéen qu’il arrive à contenir les tentatives de mutinerie à son bord. Sa folie est mise en exergue dans son face à face avec son frère, capitaine lui aussi, et tous les coups les plus vils sont de rigueurs entre eux.

Là aussi, une histoire de femme recueillie à bord va dynamiser ce récit et bousculer le capitanat de « loup Larsen« .

loups des mers extraitsRiff Reb’s offre à ses lecteurs de magnifiques adaptations de romans déjà de très bonne qualité. Mais en plus d’avoir un dessin riche en détails, c’est également avec ses ambiances graphiques avec toujours une dominante de couleur pour chaque chapitre qu’il créé ses ambiances immersives. Il sait avec justesse nous dépeindre l’atmosphère qui règne à bord d’un navire au milieu des flots, au cœur des tempêtes comme dans les eaux les plus calmes.

Plein de belles choses pour nos charmantes têtes blondes…

Agito Cosmos

Ce début 2013 à été riche pour les petits et grands. Mais surtout pour nos charmantes têtes blondes, qui sont les premiers lecteurs de bonne Bande Dessinée, alors pour ces jeunes lecteurs exigeants, les éditeurs ce sont mis en 4 pour nous faire découvrir des histoires toutes plus géniales les unes que les autres…

Agito Cosmos2

De nouvelles séries avec :

Tueursdemamans-Tueurs de Mamans (2 tomes série finie): Notre rôle de libraire est de vous faire découvrir des albums vers lesquels vous ne seriez pas aller, voilà l’exemple parfait avec un titre comme tueurs de mamans il est évident que les enfants trouvent ça cool mais pas leurs parents. Et pourtant il s’agit de la meilleure série jeunesse de cette année 2013. On découvre une bande de 5 jeunes filles qui sont élevées par leurs mères, qui dans un excès de rage vont passer par un site internet pour châtier leurs mères. Ce qui semblait être une vaste blague au départ et l’occasion de ce défouler, va se transformer en véritable enfer. il ne s’agit pas d’une histoire d’horreur. Les 5 adolescentes que nous suivons dans l’histoire pourraient être des filles ordinaires, elles n’ont pas un mauvais fond. L’élément déclencheur vient d’une crise de rébellion face à l’autorité parentale que tout ado a connu un jour dans sa vie. Zidrou le scénariste joue avec les émotions et les ressentis des personnages. Une véritable pépite à mettre à côté de série tel que Seuls… Rassurez vous après avoir lu ces 2 albums votre enfants n’aura pas envie de vous tuez, il ne s’agit pas d’un manuel.

milo-Le monde de Milo 1/2 : Les Studios Ghibli ont inspiré toute une génération de jeunes auteurs. C’est le cas de Christophe Ferreira et pour cause ce jeune Français travaille dans des studios d’animation à Tokyo. Il est donc normal de retrouver ces influences dans son dessin. Côté histoire on retrouve Milo un jeune garçon très autonome. Mais un jour comme tant d’autre il va découvrir un poisson d’or dans la rivière de derrière chez lui, ce petit poisson qui va devenir gros va lui attirer de gros ennuis, et l’envoyer dans un monde étrange…

yaxin-Les mondes de Yaxin – Le jour de la licorne : Certainement l’un des dessins les plus envoutant de ce début d’année . Man Arenas est un virtuose du crayon. Il nous l’avait déjà démontré dans Yaxin : le faune Gabriel, autre album où l’on retrouve Gabriel le faune. Cet album est un spin-off de la série Yaxin et nous livre une histoire complète autour des licornes qui vivent dans les monde de Yaxin. la douceur du dessin ce conjugue à merveille avec le texte pensé comme un Haïku (court poème japonais). A lire et faire découvrir à tout âge.

Hell-Hell School – 1 – Rituels : Qui n’a pas trouvé un jour que l’école c’était l’enfer. Et bien vous n’avez rien vu. L’institut de l’excellence est un pentionnat où sont envoyés les forte têtes. Cette école est très côtée, beaucoup d’anciens élèves sont devenus aujourd’hui des gens importants. Dans cette atmosphère on découvre 3 jeunes qui vont tout faire pour éviter de rentrer dans les rangs. Il vont refuser de porter l’uniforme et vont éviter de rentrer dans la grande confrérie de l’école. Mais l’école à ses règles, ses codes et ses secrets… Voilà une nouvelle série de 3 tomes pour les ados et pré-ados.

louca-Louca – 1 – Coup d’envoie : Louca c’est l’ados mal dans sa peau, un peu gauche, qui aimerait être cool. Mais qui sera toujours un looser. Louca est mauvais à l’école, mauvais en sport, bref il n’a rien pour plaire, sauf à son petit frère qui le concidère comme un exemple. Mais sa vie va changer du tout au tout quand il va faire la rencontre d’un mystérieux personnage, qui va le faire devenir la star de l’école. Entre autre grâce à l’équipe de foot du collège. Attention! oui il s’agit d’une histoire avec du foot et une couverture avec un ballon de foot. Mais le foot n’est qu’un prétexte pour servir cette histoire. Dès 8, 10 ans découvrez une aventure humaine pleine de valeurs. Tome 2 déjà sorti.

klaw-Klaw – Eveil : L’adolescence est une source d’inspiration infinie pour les auteurs. Cette fois c’est Ange Tomassini qui a le droit au rôle d’ados un rien looser. Lui pour ne pas se fait embêter il un a un truc: son père, un grand patron de la mafia. Mais l’adolescence est un moment où l’on découvre beaucoup de choses sur son corps et sur ses origines. Ange lui ne va pas être dessus car sa famille à de nombreux secret et son corps lui réserve de drôles de mutations. Je vous laisse vous faire votre idée avec la couverture de ce premier tome  sur 3. Le tome 2 est déjà sorti et le 3 en Aout.

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Mais aussi des suites immanquables :

AGITO COSMOS T02[BD].indd.pdf-Agito Cosmos 2 : J’ai eu un énorme coup de cœur pour le premier tome. Ce second opus ne fait que valider mon enthousiasme. Toujours aussi fun, on retrouve tous nos protagoniste qui vont enfin se croiser. On embraque dans une aventure à 200 à l’heure. Impossible de décrocher son regard de l’histoire lorsque l’on met le nez dans ce récit. Même si le format de l’album est petit le dessinateur trouve le moyen de nous en mettre plein la vue avec tous ces décors et un dynamisme incroyable dans son coup de crayon. A découvrir pour petits et grands.

Le voyage extraordinaire-Le voyage extraordinaire 2 : Evidemment il est question de Jules Vernes, puisque le titre lui même reprend le nom de la collection des romans de Jules Vernes. mais il ne s’agit pas d’une adaptation, mais bien d’une histoire originale. Où deux enfants brillants vont participer au concours Jules Vernes le plus grand concours d’inventions digne de Jules Vernes. Ce second tome confirme notre engouement pour ce récit. Ballons à vapeur, sous-marin, serre tropicale, grande verrière en plein Paris… bref tout y est décors art-nouveau époustouflant. Nos deux héros vont donc se présenter au concours alors que le père de l’un de nos deux génies à disparu depuis plusieurs jours et en plein conflit franco-allemand un 3ème mouvement est apparu avec à leur tête de mystérieuses machines s’emprennent aussi  bien au Français qu’aux Allemands. Alors comment nos héros vont réussir à retrouver leur père et qui l’a kidnappé ???

Atlas et axis-Atlas et axis 2 : Le grand retour de nos 2 chiens vikings. Bien que leur aventures ne ce soient pas finies comme ils l’auraient souhaité dans le tome 1 nos deux compères repartent pour de nouvelles aventures toujours aussi drôles. Alors méfiez vous des moutons qui explosent…

 

 

Azur-Azur – 4 – La reine Blanche : Suite et fin de la belle saga mélangeant chasse au trésor et science fiction. Bateaux volants, bestiaire fantastique riche à souhait. Quoi de mieux pour plonger dans cette grande aventure. Nikki, jeune aventurière recherche son grand-père disparu depuis peu. Mais en retournant dans sa maison elle va découvrir que son grand père était à la recherche du « Grand continent ». Un lieu de légende, très convoité puisque la jeune fille va se retrouver très vite pris en chasse par de nombreuses personnes dont l’armée. Dans sa course poursuite Nikki va rencontrer  deux personnes Sam et Issuzu deux contrebandiers l’un vénale et fou d’aventure et le second bestial. Voilà une bonne histoire en 4 volumes.

Evernight

-Les enfants d’Evernight – 2- L’orphelinat du cheval-pendu : Les séries de chez Delcourt sont bien connues du jeune public : « Les légendaires », « La rose écarlate », bientôt Azur… Les enfants d’Evernight rentrent dans cette lignée de bonne saga à partir de 10-12 ans. Voilà un autres univers fantastique riche en personnages et en décors somptueux. Encore une fois le dessin est un élément extrêmement soigné. Evernight est un monde où les humains sont interdits, Camille qui se retrouve malgré elle perdue dans un monde dont elle ignore tout. Elle va devoir retrouver sa montre. Un objet indispensable dans cette univers, mais si vous voulez savoir pourquoi ? il vous faudra lire ce second tome…

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Dernière rencontre avant les vacances

ingrridSamedi 22 Juin nous vous invitons pour notre dernière séance de dédicace de la mi-saison.

Pour l’occasion trois auteurs seront présents à la librairie dès 15h00 et ce jusqu’à 19h00, et il y aura de quoi satisfaire la diversité de vos goûts en matière de lecture. Etant donné qu’il est difficile de respecter la parité en n’invitant que trois auteurs, nous aurons deux jeunes hommes et une jeune femme.

Honneur à la gente féminine pour commencer: l’invitéE mystère est donc Ingrid Liman. Elle avait publié une première partie chez Grand Angle, Hollywood Boulevard, n’en déplaise à ceux qui l’avait acheté, l’éditeur a décidé de publié la deuxième partie de l’histoire uniquement dans une intégrale qui regroupe les deux tomes, Une vie à écrire. Bienvenue dans le mythe Hollywoodien, l’univers des stars qui font rêver et les mystères de l’écriture.

popiIngrid avait réalisée l’affiche de la 6e édition des CrayoNantes, l’auteur suivant celle de l’année suivante qui se tint en Décembre dernier, Jean-Charles Poupard sera dans la place.

Ce jeune prodige vient de sortir aux éditions Soleil la deuxième et dernière partie de Jack l’éventreur, le protocole hypnos dans la collection 1800. Avec ses histoires originales et reprenant souvent des personnages littéraires de cette époque et ses couvertures attractives, cette collection en a séduit plus d’un. Même si le scénario est pas mal, il faut reconnaître que c’est le talent graphique de Mr Poupard qui a aidé au succès de cette aventure consacrée à l’un des plus grands mythes modernes.

gomesDernier invité de ce samedi François Gomes vient pour le troisième tome de Terres de Sienn, de l’héroic-Fantasy de chez Soleil. Une quête où trois personnages issus de trois espèces différentes vont partager la même aventure, un nain, une elfe et un ogre se lancent après les secrets d’un mage défunt mais qui aurait laissé un héritage des plus convoité.

Après cet évènement, les vacances seront bien méritées en attendant toutes les surprises que nous réservent les éditeurs pour la fin d’année. A samedi pout tous ceux qui pourront se déplacer et à la prochaine pour tous les autres. Bonnes vacances à tous !

antisocial tu perds ton sang-froid…

irrecuperable couvLorsque vous venez en librairie spécialisée, vous vous attendez à un certain minimum de services, comme le conseil par exemple, mais cela arrive encore que l’on nous demande « vous avez tout lu ? ». Et ben non, mais presque, du coup on profite des moments de répis pour parfaire nos connaissances et rattraper nos retards, ça a été le cas pour deux séries que j’ai repoussé depuis longtemps.

irrecuperable extraitLa première d’entre-elles à été Irrécupérable de Mark Waid, Peter Krause, Diego & Eduardo Barreto et Damian Couceiro, une série en actuellement 5 tomes, le 6e sera publié en France début juin chez Delcourt. pourquoi avoir attendu avant de la lire celle-ci ? Peut-être parce que graphiquement je n’étais pas très convaincu, et qu’au niveau scénario je ne m’attendais pas à être bouleversé. Soyons franc, ce n’est pas une révolution, mais pour ceux qui souhaitent lire une histoire qui bouscule les codes super-héroïques, elle s’en tire pas si mal.

En règle générale, lorsqu’un super-héros, « Le » super-héros, perd les pédales les auteurs lui préparent toujours une rédemption de derrière les fagots, faut pas déconné, il est sensé être un modèle, mais les questionnements et les désillusions de ces surhommes pourraient bien amener l’un d’entre-eux à franchir un cap qui ne lui donne pas l’occasion de faire marche-arrière. C’est le cas dans Irrécupérable, du Plutonien, depuis un an qu’il est apparu sur Terre, cet équivalent de SuperMan joue à merveille son rôle: sauveur de l’humanité, icône fédératrice de la paix et de l’unité, meneur de l’association des autres « héros en slip » en charge du maintien de la paix et de la sécurité. Seulement voilà, ses talents lui apportent la jalousie de certains, d’autres lui reprochent de ne pas en faire plus, sans parler des trahisons de ceux à qui il a tenté de partager ses secrets (comme son identité) et qui n’ont su tenir leur langue. La pression est telle que ça’y est, l’homme le plus puissant de la Terre et peut-être même de l’univers, a pèter un câble, et dans ses accès de colère n’a rien trouvé de meix que de raser des villes entières et de commencer à érradiquer ses anciens accolytes. Cette série a la particularité de revenir régulièrement en arrière afin d’aider le lecteur comme les personnages à comprendre quels éléments ont amené le Plutonien dans cette situation. Si vous avez aimé Mark Millar (Nemesis, Kick-ass, Civil War, Wanted…), Warren Ellis (No hero, Black Summer, Supergod, Transmetropolitan…), ou encore Garth Ennis (The Boys, Preacher…) cette série devrait avoir des atouts pour vous satisfaire.

locke & key couv1L’autre série sortie du rayon qui me faisait de l’oeil depuis quelques temps, et celle-ci je me doutais qu’elle me plairait donc je la gardais bien au chaud, c’est Locke & key de Joe Hill et Gabriel Rodriguez. J’hésitais à la lire car c’est Milady éditions qui la publie en France et qu’ils ont bien failli arrêter leurs publications BD, mais Oh bonheur!! ils continuent, avec un choix plus réduit avec plus d’assurance de voir les séries continuer.

locke & key extrait2Qu’est-ce que cette série a d’antisociale ? La famille Locke a quelques problèmes pour nouer des liens avec autrui, mais ne les blâmons pas, si l’un de vos camarades de classes avait tué votre père, violé votre mère et tenté d’éliminer vos frères et soeurs, peut-être réagiriez vous comme eux. Les survivants, Nina (la mère) et ses 3 enfants Tyler, Kinsey et Bode vont donc devoir surmonter ce drâme et partent s’installer à KeyHouse, la demeure où leur père a grandit, dans la bonne ville de Lovecraft. Ce petit clin d’oeil au célèbre auteur de littérature fantastique est plus que justifié vu les aventures dans lesquelles les auteurs vous invitent à plonger.

Nina, ne se remet que très difficilement des évènements survenus et sombre dans l’alcool, ce qui justifiera la nonchalance dont elle fera preuve face à ce qui va se passer ensuite.

locke & key extraitTyler, c’est le fils ainé. Il ne s’entendait pas à merveille avec son père qui était le conseiller d’orientation de l’établissement scolaire où il se trouvait, et même s’il lui est arrivé de souhaiter sa mort, les regrets de son absence et du manque de communications qu’il y avait entre-eux se fait ressentir. Seulement lorsque le drâme est arrivé, c’est lui qui a réussi à sauver le reste de ses proches en faisant preuve d’une violence qui l’a profondément changé.

Kinsey, la cadette, a toujours été attentive aux bonnes relations entre les membres de sa famille, si elle était légèrement marginale par ses tenues vestimentaires et sa façon d’être, c’était uniquement dû à son âge, l’adolescence est la période où l’on cherche la reconnaissance des autres en tant qu’individu. Maintenant, elle souhaite être la plus effacée, et si ses nouveaux camarades d’école ne sont pas sans ignorer ce qu’elle a vécu, elle ne veut en rien accentuer ce qui la ferait remarquer.

Reste Bode, ce gamin à l’esprit débordant d’imagination est le genre de môme que l’on ne peut pas laisser deux secondes sans attention, tellement il a le chic pour s’attirer des problèmes. C’est pourtant sa curiosité qui va faire basculer leur nouvelle vie dans un univers des plus étranges, Bode va découvrir une puis toute une succession de clefs toutes plus étranges les unes que les autres: quitter votre corps, vous transformer en géant, vous ouvrir la boîte crânienne donnant ainsi accès à tout se qui se déroule dans votre tête…

Si son entourage ne va d’abord pas le prendre au sérieux, la suite des évènements ne leur laissera pas d’autre alternative que de basculer à leur tour dans le fantastique. Bien sûr, il y a également un méchant charismatique, mais pour en savoir plus à son sujet, il vous faudra franchir la porte de keyHouse.

battle royale couvEt pour finir, ce troisième titre est une vraie nouveauté mais qui s’inscrit dans un univers qui recoupait déjà plusieurs médias: le manga, le cinéma et la littérature: Battle Royale.

battle filmSi vous ne connaissez pas le sujet de cette oeuvre, voici un petit résumé. La république de l’Extrême-Orient est un pays proche du Japon confronté à un problème d’autorité de la part de sa jeunesse vis à vis de leurs ainés mais également, à une baisse de motivation dans l’esprit patriotique de ses habitants. Le gouvernement a donc mis en place le « Programme », un évènement relayé dans tout le pays qui permet de galvaniser les foules, auquel ceux qui sont sélectionnés ne peuvent se soustraire. Chaque année une classe se voit embarquée dans un endroit isolé sur une période de deux à trois jours, seul l’un ou l’une d’entre-eux pourra en sortir vivant. Chaque élève se voit confier un kit de survie, une carte et une arme alléatoire… et, ce n’est pas par soucis de coquèterie, un collier piégé d’une bombe individuelle qui se déclenchera sous certaines conditions, la première étant: le choix de ne pas vouloir participer. Je vous laisse seul juge des réflexions que ce sujet peut faire poindre en vous ainsi que de la moralité de l’histoire.

Battle Royale, Angel’s Border de Koushun Takami, Mioko Ohnishi et Youhei Oguma revient sur la première histoire où nous suivions le déroulement du « jeu » au travers du regard de Shûya Nanahara, l’un des garçons de la 3e année B du collège de Shiroiwa. Nous pouvions suivre l’évolution de la situation et croiser ou en apprendre un peu plus sur d’autres protagonistes, ce récit court va s’intéresser à un groupe de jeunes filles qui s’étaient réfugiées dans la phare de l’île où l’action se situait et que l’on croisait dans le parcours de Shûya. Cet opus n’est pas indispensable mais vous amènera peut-être à soit découvrir l’univers de B.R. soit vous y replonger avec délectation, à savoir que dans l’adaptation cinématographique, le rôle du professeur était tenu par Takeshi Kitano, dieu parmis les dieux dans mon panthéon.

Votre prochain rendez-vous…

Votre prochain rendez-vous avec nous n’est peut-être pas là où vous vous y  attendez, car si la librairie participe à deux rencontres le 20 octobre prochain, c’est hors les murs que vous nous retrouverez.

Les filles à l’honneur d’abord, avec Krystel et Alexe, les auteurs respectives de Ash et Lancelot, deux séries publiées aux éditions Soleil. La médiathèque de Pornic accueille une exposition de planches des deux auteurs du 16 au 27 octobre, et vous pourrez rencontrer Krystel et Alexe en dédicace le 20 octobre de 10h30 à 12h30, puis de 14h00 à 16h00, toujours à la médiathèque Armel de Wismes, 35 rue tartifume à Pornic (02 40 82 65 90).

Ash est un de ces titres de la collection 1800 de chez Soleil, au scénario nous retrouvons François DEBOIS, c’est aussi le prénom de l’héroîne de cette histoire terminée en 2 tomes teintée de mystères et mise en images avec brio de la part de krystel et de son style particulier qui mélange la beauté esthétique à l’atmosphére sombre et gothique.

Lancelot, vous pensiez connaître ce personnage célèbre de la légende arthurienne, Istin, Peru, Héban et Alexe vont vous surprendre avec cette histoire prévue en 4 tomes (3 déjà parus) chez Soleil-Celtic. Cette collection riche en titres développe l’univers d’Arthur et de ses chevaliers mais également les histoires liées aux épées légendaires que ces guerriers brandirent à maints combats. Alexe nous démontre qu’il n’est pas nécessaire d’être un gros barbare poilu pour pondre des scènes de guerres épiques dans le médiéval-fantastique et on se délecte avec appétit de ses scènes plus intimistes.

Un autre type de rencontre s’offre à vous le 20 octobre, toujours dans la région nantaise, Margerin sera en dédicace à la convention Harley qui va avoir lieu les 20 & 21 octobre prochain au Skatepark Le Hangar à Nantes. Il vient dédicacer son dernier album, Je veux une harley publié aux éditions Fluide Glacial, le samedi de 15h00 à 19h00, et quoi de plus naturel que de retrouver cet illustre artiste au mileu d’une expo’ de Harley Davidson.

Cet évènement vous réserve d’autres surprises, des exhibitions de Skate, de Rollers ainsi que de BMX, des concerts et plein d’exposants… Le tout dans un endroit couvert, donc même si il pleut vous serez à l’abri et vous pourrez admirez tout le spectacle en toute sérennité.

 

 

Au menu, pastèque, poivre & sel, une tasse de thé et une petite ballade digestive

Il fait l’unanimité pour nous trois, non pas que nous désespérions, mais voici enfin l’album de la collection 7 de chez Delcourt, 2° saison, qui nous satisfait: 7 détectives de Hérik Hanna et Eric Canete. Voici un album très beau graphiquement, qui dénote des standards habituels mais qui saura séduire un très large public et, comme tous les albums de la collection, rend un hommage à un genre narratif en en respectant  ses codes.

7 détectives, une histoire policière donc, où vous pourrez vous amuser à y rechercher ne serait-ce que les détectives auxquels les auteurs font référence, un soupçon so-british, mais également une touche amerloque, un brin de franchouillardise et une larme de rigueur helvète. Ce sont tous des personnages qui vous rappelleront des classiques littéraires, concernant les meurtres, que ce soit les victimes, les modes opératoires, la façon d’élucider l’affaire ou de démasquer le(s) meurtrier(s), vous vous y amuserez autant que si vous jouiez une partie de Cluedo.

Vos 7 personnages sont magistralement introduits l’un après l’autre, dès le début de l’album, sur une pleine page, donnant l’ambiance du cadre et de la personnalité de chacun. Tous les 7 viennent d’être requis de par leur présence, en la demeure de Ernest Patisson. Le Capitaine MacGill, accompagné du Lieutenant Ocklay va leur présenter l’affaire peu orthodoxe qui les réunit, car si ce n’est l’impasse dans laquelle la police s’enlise, il n’en demeure pas moins que tous figuraient sur la liste laissée sur les lieux du crime par l’assassin lui-même : défi ou manipulation, les talents de chacun vont devoir être à la hauteur car d’autres victimes suivent et le mystère s’épaissit.

Vous êtes aussi mis à contribution, si vous le souhaitez bien évidement. Saurez-vous déjouer les embûches et autres traquenards tendus pour rendre l’enquête plus complexe encore ? Un indice tout de même, si vous connaissez vos classiques, Agatha Christie, Conan Doyle… (je tais les autres noms pour ne pas trop vous aider) cela vous aidera grandement dans votre enquête, détectivement-vôtre.

« Changement de rythme, changement de style », comme dirait l’autre, Les derniers corsaires de Jocelyn Houde et Marc Richard aux éditions de La (Paf)Pastèque.

Une histoire de sous-mariniers, et pour une des rares fois, pas des allemands, pas une histoire fantastique avec des phénomènes paranormaux… Non, une histoire qui se déroule pendant la Seconde Guerre Mondiale et qui s’intéresse en particulier à Walter Woolf, disparu en 1945. Qu’a donc de singulier ce second qui a attiré l’attention des auteurs : un petit dossier complémentaire à la fin de l’album répondra à vos questions; mais déjà ce qui est intéressant dans ce récit, c’est le microcosme des sous-mariniers ainsi que notre personnage principal, ambitieux, il ne rêve que du jour où il se verra confier le capitanât d’un sous-marin. Seulement cet homme a beau se targuer d’une expérience de navigation, il n’en reste pas moins un homme qui se trompe régulièrement, sur des prises de décisions mais également sur les valeurs humaines. Là où il voit de la chance, il faut en réalité voir une forte expérience et une solide connaissance des deux capitaines dont il était le second, et lorsque le premier d’entre-eux endosse l’une de ses erreurs qui a coûté le navire, rien que ça, il n’y voit que de l’orgueil mal placé.

Tout comme Immergés de Junker chez Glénat, Les derniers corsaires est un récit humain et historique qui comblera les spécialistes et les novices de ce genre d’aventure.

Je ne souhaite rien dévoiler du complément situé à la fin de l’album, mais sachez que le contenu en aurait été censuré, non on sait bien que la censure n’existe pas cela a juste été retiré d’internet dans les jours qui ont suivi sa mise en ligne, ce qui j’espère vous rendra un peu plus curieux de son contenu.

Un peu plus de légèreté et de rêverie en lisant le premier tome de En attendant l’aube, les lumières de la ville aux éditions Poivre & Sel (Massala) de Frederic Chabaud et Julien Monier.

Tom habite en ville, il est étudiant le jour et rêveur la nuit, enfin ses nuits d’insomnie il contemple la vie nocturne qui s’offre à lui depuis la fenêtre de sa chambre, son imagination prend ses aises lorsque son voisin, régulier comme un pendule, s’adonne à ses exercices, il l’imagine tel Batman se préparant avant une virée nocturne. Cette mystérieuse fille aperçue sur les toits, est-ce une vision ? Est-elle réelle ?

Son grand-père déjà lui avait donné le goût de l’errance de l’imaginaire, en observant l’âtre de la cheminée, où chaque braise brille telle une lumière de la ville dans la nuit, révélant des formes insoupçonnées, les enfants se prêtent facilement à ce petit jeu, tout comme leur goût de l’aventure les entraînent parfois à prendre des risques insensés. Ce sont ces souvenirs qui vont le pousser à monter sur les toits, à la rencontre de ces originaux qui prennent possession des lieux : cet homme qui renomme les étoiles nuit après nuit- « Sibyline de mai, cela a quand même plus de panache que ces andouilles qui l’ont nommé Pulsar m13″, cette femme que l’on appelle la dame en rouge et qui promène chaque nuit ses chats qui portent tous le nom d’un révolutionnaire…

Laissez-vous aller à cette errance nocturne, la poésie ne s’étendant pas seulement à l’histoire mais également au dessin, du soleil qui se couche sur la ville aux ambiances intérieur/extérieur, l’auteur qui joue avec la matière (je ne sais pas si c’est de la carte à gratter) donne une réelle atmosphère à son album.

Du vent sous les pieds emporte mes pas, de Frédéric Castadot et Gaëtan Brynaert dans la collection Quadrants.

Une sympathique histoire qui commence à la campagne avec un navire échoué au milieu d’un champ et qui se termine… vous ne pensiez tout de même pas que j’allais vous spoiler ce récit ? Léon est un petit garçon comme les autres, du moins de ceux qui n’aiment pas l’école et préfère battre la campagne avec son ami Fernand et c’est au cours de l’une de leurs escapades qu’il va tomber nez à nez avec ce bateau posé au milieu d’un champ près d’une rivière. La curiosité l’emportant, il s’hasarde à l’intérieur et va découvrir les tableaux du propriétaire plutôt bourru, mais qui vont lui chambouler l’esprit.

A leur âge, les filles aussi vous font tourner la tête et Clémence a les faveurs des deux jeunes gens, ce qui n’aidera pas Léon lorsqu’un drame bousculera son microcosme. Voici une partie des éléments, épars, qui vous donne le début de cette histoire, de cette quête initiatique de la vie de ce jeune garçon qui connaîtra plus tard les horreurs de la première guerre mondiale avant de passer par Bruxelles et pour plus tard… (deuxième frayeur ???)

A noter un clin d’oeil à René Follet qui nous fait bien plaisirs au chevelu et à moi-même.

Bonne lecture à tous.

 

 

 

 

 

Notre Dame ou Batman : Amere victoire mon coeur balance

Peut-être êtes-vous en train de vous dire mais quels liens peut-il bien y avoir entre Batman et Notre Dame? Et bien aucun… ce sont juste mes deux coups de cœur de la semaine :

Commençons avec Notre Dame d’après Victor Hugo de Robin Reicht et Jean Bastide.

Que dire sur Notre Dame, le thème a déjà été traité dans tous les formats, comédie musicale (Garou, Ségara, Fiori…), films (1923 en noir et blanc, 1956 en couleur, 1999 réadapté avec Timsit et Richard Berry dans Quasimodo Del Paris) et je n’oublie pas l’un des plus mémorables: la version de Walt Disney en 1996.

Les livres quant à eux ont vu défiler de nombreux illustrateurs, tous plus talentueux les uns que les autres. On garde en mémoire une belle édition de Benjamin Carré chez Tourbillon. Plus récemment, c’est Benjamin Lacombe qui l’a adapté en 2 parties avec le texte intégrale, aux éditions Soleil dans la collection Métamorphose.

Mais, intéressons nous à cette nouvelle version BD. Si les auteurs prennent quelques libertés avec les origines de nos héros, dans l’ensemble ils restent très fidèles à l’œuvre et ses valeurs. Vous l’aurez donc compris, vous ne vous ferez pas surprendre par le récit, mais par l’incroyable duo de choc qui met en scène cette histoire. Tout comme dans une pièce de théâtre ou dans un film, il faut mettre en scène ses personnages, leurs donner vie. C’est là toute l’ambition d’un réalisateur ou dans le cas présent d’un Story-Boarder, en la personne de Robin Reicht. Il a découpé l’histoire de Victor Hugo case par case et plan par plan. Et le résultat est là puisque l’album est un véritable plaisir à lire. On nous entraine au fil des cases et des bulles dans cet univers festif, bruyant, tantôt beau, tantôt laid et par moment inquiétant. Vous l’aurez compris on plonge en plein cœur de l’intrigue. Mais ces plans et ces mises en scène ne seraient rien sans le dessin enivrant de Jean Bastide. Il nous dévoile la beauté et la laideur de la ville de Paris et ses habitants. Si les personnages principaux sont très réussis, les personnages de second plan sont également très présents. Si ces derniers n’interfèrent pas dans l’histoire, ils en sont quand même acteurs et Jean Bastide leur offre une vie et des sentiments que l’on peut lire sur chaque visage. C’est là un vrai plaisir de voire vivre l’espace d’une seconde ces personnages de l’ombre. Enfin, si vous vous attardez un peu sur l’une des cases ou Esméralda danse, vous pourrez peut-être entendre la musique endiablée qui rythme ses pas.

Pour conclure, je ne suis pas un grand fan des adaptations et j’aime à découvrir des histoires originales, mais pour cette fois je vous invite à vous laissez tenter, vous en prendrez plein la vue.

Changement d’univers et de registre avec l’ambiance des ruelles sombres de Gotham city.

Je vous en avait déjà parlé… mais quand c’est bien y a pas de mal à le dire ! Urban Comics fait un travail éditorial de premier ordre avec les titres de l’univers DC. Après DC comics anthologie, Batman : sombre reflet, Batman : La nouvelle aube, c’est au tour de Batman : Amère Victoire de Jeph Loeb et Tim Sale, de venir compléter la collection.

Cette histoire fait sans conteste partie de mon top 5 des indispensables de Batman à avoir lu au moins une fois dans sa vie. L’histoire fait suite à « un long halloween » du même duo qui était paru chez Panini. Dans la ligne direct de Batman year one de Frank Miller et David Mazzucchelli.

Jeph Loeb nous plonge dans un Gotham sombre et réaliste un an après l’arrestation du mystérieux tueur Holiday. Harvey Dent n’est plus et Double face a fait sont apparition. Batman fait équipe avec le commissaire Gordon pour mettre fin définitivement à la main mise des familles qui dirigent Gotham. Mais c’est sans conter sur l’arrivé d’un nouveau procureur qui voit d’un mauvais œil la collaboration de la police avec Batman…

Bien loin des clichés de Batman, cette aventure nous plonge en plein cœur d’une intrigue très réaliste. On y retrouve le chevalier noire que l’on aime. Pour ceux qui on comme référence les films de Nolan, (qui sont de très bons films) il faut savoir que « Un long halloween » et Amère victoire furent les livres de chevet de Nolan quand il a réalisé ces deux films. On retrouve des thèmes tels que le changement de Harvey Dent et le contrôle de la ville par les familles de Gotham, la difficulté qu’ont les magistrat à rendre justice et le rôle de Batman de faire ce que les autres ne peuvent pas faire, quitte à devenir l’ennemi public. Le dessin de Tim Sale est quant à lui des plus réussi. Avec ses masses de noir il fait ressortir toute la détresse de la ville de Gotham et d’un Batman qui doit rendre justice sans jamais dépasser la ligne infranchissable. On note également l’arrivé de Robin (mais pas le jeune faire-valoir de Batman au sens de l’humour désopilant, mais une version plus réaliste et plus torturée).

Un véritable bijoux. Et cette version d’Urban comics est très réussie. Si je vous invite à lire en premier « un long halloween », Urban a tout fait pour que vous ne soyez jamais perdu et la qualité du papier choisie met en valeur les dessins du grand maitre Tim Sale.

pour petits et grands.

Quand on vous dit qu’il ne faut jamais désespérer! Les seigneurs de Baghdad, ou pour le titre original, Pride of Baghdad; voici le choix judicieux de Urban Comics pour ses premières publications, certes c’est une réédition mais combien de personnes ne connaissent pas cet album?

Brian K. Vaughan et Niko Henrichon se sont inspirés d’une histoire vraie pour nous sortir un récit très fort.

Dans la réalité, lors de la deuxième incursion américaine en Irak en 2003, un bombardement américain sur la capitale a permis à plusieurs animaux du zoo de prendre la poudre d’escampette. Parmis eux 4 lions ont erré dans les rues de la ville pendant quelques jours avant que les GI’s ne les abattent.

Dans l’album que les auteurs proposent, il faut accepter la libre interprétation des réflexions des animaux sujets à la captivité. Brian K. Vaughan le fait intelligement, et lorsque l’histoire commence avec un projet d’évasion, tous n’ont peut-être pas envie de retrouver une liberté qui est également synonyme de vie régie par les lois de la nature.

Si je vous dit d’emblée la triste destinée des ces 4 félins, ce n’est pas pour vous gâcher la lecture, cela n’est en rien gênant pour le récit, et c’est également parce que je trouve que l’album peut être mis entre les mains d’un public plus jeune, seulement l’attachement que l’on peut avoir pour les lions rend la fin plus marquante encore.

 Niko Henrichon a un dessin magnifique, très réaliste, il donne également une atmosphère toute particulière avec ses ambiances colorées et une luminosité qui colle au mieux à celle que l’on retrouve en Irak.

C’est un récit « violent » et beau à la fois, qui fait parti selon nous des incontournables, après ce n’est que notre avis.

 

Katja Centomo, Francesco Artibani, Alessandro Barbucci, Barbara Canepa, Giovanni Rigano, Pamela Brughera, Claudia Volonte, Marieke Ferrari, Daniela Vetro, Cristina Giorgilli, Bruno Enna, Paolo Campinoti, Giulia Basile, Barbara Bargiggia, Lorenzo Ortolani… Non ce n’est pas la composition de l’équipe de rugby d’Italie, ce n’est qu’une partie de tous ceux qui ont travaillé sur le projet de Monster Allergy.

Beaucoup plus de légèreté pour les aventures fantastiques d’Elena Patate. Tout commence normalement pour cette jeune fille qui emménage avec ses parents dans un quartier résidentiel. Nouvelle école, nouveaux camarades, Elena est sur un nouveau départ, mais c’est tout le mystère qui tourne autour de « l’indésirable » Zich, son voisin qui va susciter son attention.

Elle va découvrir que les monstres, les fantômes, tout cela existe à l’insu de tous et Zick apparement un garçon comme les autres a ceci de particulier qu’il est allergique à ceux-ci. Et pourtant sa maison où il vit avec sa mère n’est autre qu’une résidence « pénitenciaire » pour des créatures qui ont été bannies momentanément ou bien à plus long terme de ces cités suspendues au-dessus de nos têtes, invisibles aux humains non-initiés.

Braver l’interdit et partir pour l’aventure, rien ne saurait plus inciter notre brave mademoiselle patate à vouloir en savoir plus sur le monde de Zick.

Les 20 premiers volumes sont parus aux éditions Soleil, pour la suite: Next Gen; ce sont les éditions Le Lombard qui prennent le relai avec des albums qui compilent 3 histoires en un.

Il y a une trâme continue au fil des albums, mais chaque tome permet au lecteur d’avoir une aventure complète à se mettre sous la dent. A conseiller pour les amateurs d’aventures avec des bestioles parfois plus ridicules les unes que les autres.

 

Encore une occasion de rigoler avec ce qui fait peur: Ghostopolis; de Doug TenNapel dans la collection Milady graphics des éditions Bragelonne.

C’est l’histoire de Garth, un jeune garçon vivant seul avec sa mère (lui aussi), il est ateint d’une maladie héréditaire et est légèrement désabusé face à la fatalité de son destin.

C’est également l’histoire de Frank Gallows, une espèce de fonctionnaire chargé de récupérer les fantômes fugueurs, une espèce de mixe entre ghostbusters, blade runner et men in black, mais dans une version « fatigué ». C’était pourtant un agent brillant, mais il a tendance à se laisser aller, et sa nonchalance va l’amener à précipiter par erreur le jeune Garth dans le monde des morts.

La sécurité de l’enfant étant en jeu, les supérieurs de Frank préparent une expédition de secours, le laissant de côté pour son incompétence répètée de ces derniers temps. Il va donc se débrouiller seul pour réparer ses erreurs et prendre la route de Ghostopolis.

Pendant ce temps Garth fait ses premiers pas seul dans cet univers étrange, Seul? pas vraiment, c’est jûché sur son fidèle destrier « côtelette » qu’il parcourt un monde lui réservant plein de surprises.

Merci à Doug TenNapel pour son récit « de l’autre côté du miroir », une histoire faisant la part belle à l’imaginaire.

 

 

Certaines pages s’ouvrent et d’autres se ferment…

Certaines pages s’ouvrent et d’autres se ferment…

Au programme des séries qui commencent et d’autres qui se terminent, les débuts d’années sont pauvre en grosses sorties BD. Mais nous ne manquons pas de nouveautés pour autant c’est l’occasion de se laisser tenter par de nouvelles séries ou pour  se lancer dans une série finie.

Commençons donc avec celles qui commencent:

Bond, James Bond et bien non Black, Jack Black : Jack Black est une légende dans le monde de l’espionnage  anglais. Bon nombre de personnes ayant survécues à une guerre ou à un conflit disent avoir vu un homme affronter des armées entières à la force de son courage. Mais le gouvernement nie avoir recours à une personne dans ce genre. Mais le gouvernement ne sait pas tout. Jack Black existe mais ce n’est pas un homme mais un nom de code qui se perpétue depuis des générations. Vous êtes vous jamais demandé d’où venaient les idées de Ian Flemming lorsqu’il écrivait James Bond, d’ailleurs James Bond, JB, Jack Black. C’est avec ces mots que notre nouveau Jack Black est engagé pour le poste… La suite: excellente histoire d’espionnage 100% action, 100% espionnage. Très efficace cette histoire est un peu comme un bon film pop-corn.

Masqué : Après les Brigades Chimériques aux éditions l’Atalante, Serge Lehman revient toujours avec le but de faire de vrais super héros « à la Française ». Dans cette histoire qui sera en 4 tomes, on découvre un homme qui revient du terrible conflit en Afghanistan, mais à son retour à Paris, la ville lumière qu’il connaissait a bien changé et un groupe d’Anarchistes occupe le quartier Montmartre avec comme icône un hologramme du « Fantôme » personnage de la littérature française du début XXeme. Ses aptitudes au combat vont vite le faire remarquer et lui offrir un nouveau destin… Les Anarchistes de cette histoire me font penser au mouvement des « Anonymous » qui ont repris le masque de V pour Vendetta. Alors les Français savent- ils faire des BD de super-héros ??? réponse en lisant cet album.

L’ours-lune : Sébastien Viozat le scénariste et Florent Bossart le dessinateur nous livrent un excellent western dans la collection 1800 de Soleil. Dans un fort un peu reclus où il ne se passe rien de bien palpitant, les soldats vont faire la découverte d’un capitaine qui a perdu connaissance à la suite d’une bataille. Le conflit avec les indiens semble être reparti de plus belle et ce mystérieux capitaine assez agressif semble cacher de nombreuses choses à ses sauveurs. Un bon western duquel se dégage l’esprit des chamans indiens. Le dessin de Florent Bossard nous fait rentrer dans l’histoire et la mise en couleur nous fait frissonner dans les décors d’hiver.

A l’ombre du convoi : A travers le regard de plusieurs personnages que le destin a lié malgré eux, nous vivons la montée du nazisme en Allemagne et la Shoah. Pas de doute le thème a déjà séduit bon nombre d’auteurs, mais cet album renouvelle notre curiosité pour cette période. Dans cet album, vous ne découvrirez pas la seconde guerre mondiale avec les gentils américains et les méchants allemands, mais une vision de l’intérieur de l’Allemagne avec la traque des Juifs et l’embrigadement des jeunes allemands dans le nazisme de gré ou de force. Loin de l’idéologie collective nous nous intéressons à des êtres humains qui ont chacun des raisons (défendables ou non) d’être où ils sont. Les auteurs nous livrent une succession de flashbacks, qui, petits bouts par petits bouts, nous dévoilent une intrigue palpitante. Un vrai coup de cœur à découvrir ou faire découvrir.

Les âmes nomades : On continue avec des récits qui parlent de choses graves. Il y a quelques temps, le nord de la France faisait face à une vague massive de clandestins venant d’Afrique et d’Euope de l’est, voulant rejoindre l’Angleterre. Hé bien notre histoire démarre dans ce contexte, avec Jules, un ancien cadre dans une entreprise pharmaceutique, il a tout plaqué le jour où il a ouvert les yeux sur les abus des grosses sociétés, et ce monde où l’on est sans cesse à courir après l’argent à tout prix. Depuis sa démission il vit reclus dans une vieille caravane, mais ce véritable génie va sortir de sa dépression pour venir en aide à un groupe de clandestins. Ancrer dans notre réalité, ce récit nous montre les abus et les absurdités de notre société.

Et voici des pages qui se ferment :

Destins : Le 14 et dernier tome de la grande saga de Frank Giroud, le papa de séries déjà mythiques comme : le Décalogue ou Quintett; nous livre une histoire étonnante. L’intrigue tourne autour d’Ellen, notre personnage principal, femme au caractère fort, et engagée dans le monde où elle vit. On la découvre d’abord jeune dans le premier album, alors à l’université elle va s’engager dans un groupe  de jeunes révolutionnaires qui veulent changer le monde. Mais entre les belles paroles et le passage à l’acte, la ligne de non-retour est vite franchie et notre héroïne va vite déraper… Elle se rendra compte très vite qu’elle a dépassé les limites et fuira en Angleterre où elle se construira une nouvelle vie et deviendra une femme qui lutte contre toute les misères du monde. Extrêmement médiatisée, elle deviendra le porte-parole des pauvres du monde, telle une soeur Emmanuelle.  A la fin du premier tome, l’affaire à laquelle elle a participée quand elle était étudiante resurgit et deux choix s’offrent à elle: aller se livrer aux autorités et perdre sa nouvelle vie ou se taire. Si ce début d’intrigue semble plus proche d’un policier tout le génie du scénariste arrive au second tome. Notre héroïne à deux choix et bien plus tôt que de choisir, pourquoi ne pas explorer les deux ??? Ainsi comme expliqué au dos des albums, vous pourrez choisir la version que vous souhaiterez. Chaque choix impliquant des conséquences… Néanmoins ce 14 et dernier tome clos l’histoire. Mais c’est là que l’impossible devient possible puisque dans cet album peut importe les différents choix que fera notre héroïne son Destin est écrit et ces choix la ramènent à la même conclusion mais  comment me direz vous?, et bien lisez..

Weëna : la saga fantastique de Corbeyran se termine après 8 albums. Et ils aura fallu au moins tous ces albums pour mettre en place ces multiples destins, du seigneur maudit au jeune berger devenu soldat dans une guerre qu’il ne comprend pas. Tout comme dans les grandes histoires d’héroic fantaisy, on retrouve de la magie, des guerres ancestrales des amours impossibles et des mariages arrangés. Si tout cela ne vous convient pas alors le dessin d’Alice Picard, vous fera changer d’avis tant elle impose un univers et un trait très doux qui n’enlèvent rien au caractère des personnages.